Poser une bonne question ne suffit pas
Encore faut-il qu’elle soit bonne pour la personne en face
On imagine qu’il existe de « bonnes questions » de management
Des questions puissantes, qu’un bon manager garderait dans sa poche pour les ressortir au bon moment
Mais une bonne question n’est jamais bonne dans l’absolu
Une même question peut ouvrir une conversation avec l’un… et la fermer avec l’autre
Prenez un manager qui veut comprendre pourquoi un collaborateur bloque
Il demande : « Qu’est-ce qui t’empêche d’avancer ? »
Bonne question
Sur le papier
Avec l’un, elle ouvre immédiatement la discussion
Avec un autre, elle provoque une réponse défensive
Avec un troisième, elle reste trop vague pour obtenir quoi que ce soit d’utile
La question n’a pas changé
La personne en face, oui
C’est là que le DISC devient utile
Pas pour ranger les gens dans quatre cases
Pas pour appliquer une recette : « avec un D, dites ceci ; avec un I, dites cela »
Mais pour une raison plus dérangeante :
Votre question préférée est souvent celle qui vous ressemble
Vous posez les questions auxquelles vous, vous aimeriez répondre.
Celles qui vous mettraient à l’aise, vous.
Et vous les posez à des gens qui ne fonctionnent pas comme vous.
Alors leur réponse ne ressemble pas à celle que vous attendiez.
Et vous en concluez qu’ils ne veulent pas parler.
Alors que le problème, ce n’est pas eux.
C’est que vous leur avez posé votre question, pas la leur.
Le DISC ne sert pas d’abord à lire les autres.
Il sert à voir son propre réflexe.
La meilleure question n’est pas celle que vous aimez poser.
C’est celle qui permet à l’autre de vous répondre.
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